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Ce blog comporte quatre parties :

– les articles simplement actuels

– des textes de fond, insistant sur le point de vue expressément politique adopté partout ici

– des rédactions plus anciennes par exemple à propos de simples citoyens d’un côté, de potentats de l’autre, aux Etats-Unis

– des échanges avec correspondants qui seraient trop restreints à l'intérieur des cases prévues.


mardi 6 septembre 2022

Actuel 162 Pauvres pauvres

                         L'insolence belliqueuse de l'OTAN s'étend donc jusqu'à l'Ukraine, faisant de cette organisation la plus agressive de l'histoire. Elle se couvre de tricherie nauséabonde, parlant de paix du monde et menant la guerre partout au monde, du Venezuela à l'Afghanistan et des mers de Chine à la Finlande et à la Suède : cette inqualifiable hypocrisie est certes une des raisons de son succès (comme de la puissance du Vatican : bien peu d'institutions ont ainsi compris la faute que représente une violence avouée et dévergondée, sans voile accompagnateur de faussetés martelées). Mais cela rajoute à l'ignoble : il faut songer à ce que représente la liste d'anciens secrétaires généraux de l'OTAN, engagés ensuite chez Goldman Sachs et autres banques d'affaires à l'échelle mondiale, et se demander comment tant de gens peuvent être maintenus dans l'inconscience de ce que cela veut dire.

            C'est dans ce cadre que les Giants dont parle Peter Phillips — les pieuvres monstrueuses de la grosse finance internationale, en majorité US — ont réussi à corrompre tous les gouvernements de notre Europe, entre autres. Le schéma est reproduit sous la forme dite Union Européenne, mais dans cette UE l'accent est mis sur les procédures d'économanie perverse, et non directement de militarisme. Cette tradition de recours marchand des gens de pouvoir aux brutes étrangères est ancienne : le précédent Actuel rappelait, pour la France, la lignée d'asservissement et de trahison qui a fait des privilégiés de ce pays les vendeurs de leur peuple au plus offrant, depuis les émigrés de Coblence jusqu'aujourd'hui, en passant par Thiers offrant l'Alsace-Lorraine à Bismarck pour avoir les troupes de Versaillais fusilleurs de la Commune, et par Pétain dépeçant l'hexagone avec Hitler pour avoir le droit de parader en Franco local. Mais qui songe à de tels rapprochements ? Qui s'en irait imaginer que — comme partout en Europe, à commencer par cette malheureuse Grande-Bretagne, où on vient de découvrir une nullité assez complète pour poursuivre la politique à scandales menée de Thatcher à BoJo — on pourrait trouver ici des gouvernants pour faire des citoyens des loques égarées de désinformation, s'imaginant que "les Etats-Unis sont nos alliés" quand les entreprises françaises sont vendues et dirigées depuis Wall Street (ou le FBI : pensez à Sébastien Raoult), et que l'euro baisse chaque jour face au dollar, ce qui revient à faire s'échiner tous nos producteurs pour le profit des accapareurs d'Outre-Atlantique ?

            Allons, allons ! c'est du conspirationnisme à l'état pur, de la théorie du complot maladive, de fantasmer que des salopards parvenus au pouvoir d'Etat n'aspireraient qu'à leur carrière et leur fortune personnelles, en se prostituant à la chiourme financière mondiale, surtout anglo-saxonne. Nul n'irait imaginer qu'à force de vendre les chaînes de télé-radio-diffusion à des milliardaires, et en anéantissant l'indépendance du service supposé public d'information, les seuls privilégiés puissent atteindre les masses dont on fait les électorats et c'est tout dire. Il est impensable que des chancres de journaleux et de banquiers monopolisent les tribunes qui portent, tandis que de rares dissidents tentent de se faire entendre — mais par exemple ignorent tout de la science du comportement politique et se fixent sur des descriptions de procédures économiques vidées de sens depuis un siècle...

 

                        Lorsqu'Einstein, sentant venir l'horreur d'Hiroshima et Nagasaki, se fit pressant contre l'emploi des premières bombes atomiques, il lui fut répondu "qu'il ne fallait pas compliquer encore le difficile travail des hommes d'Etat". Comme c'est juste et profond ! Pauvres, pauvres hommes d'Etat ! Pauvres, pauvres parasites d'administrations d'Etat ou d'entreprises devant faire passer, par espionnages, flicailleries et circulaires de harcèlement, les saloperies qui se retournent contre eux-mêmes après avoir infecté suffisamment de citoyens ! Pauvres, pauvres nuisibles des classes politico-médiatiques, devant chaque jour naviguer à l'encontre de toute vérité, même et surtout éclatante, pour convaincre de mensonges éhontés le plus possible de perdus ! Pauvres, pauvres, pauvres énormes vampires, voués à sucer le sang du monde, à dévaster ciel et terre, à penser le malheur de presque tous pour la satisfaction sadique de quelques malades mentaux revenus à l'animalité de rage dominatrice en hordes primitives, incapables de quelque humanité que ce soit en conscience ou en sentiment, et appuyés par les troupes de soldats de Pinochet ne rêvant que meurtre, viol et torture !

            Crèvent donc les misérables sous des tornades de plus en plus fréquentes et terribles, des inondations et des sécheresses, des inflations, des chômages, voire carrément (et de plus en plus fréquemment) des bombardements ! Que toutes les techniques qui pourraient servir à mieux vivre ne servent qu'à forger de nouvelles misères et pandémies, et qu'ainsi se maintiennent à la barre ceux qui en sont les plus indignes...

parce que nul ne veut se souvenir que la Résistance ne s'arrête pas aux phrases ni aux agitations, mais exige tout l'éventail, depuis pensée et savoir étendu, cohérent, jusqu'aux combats et batailles, aux risques épouvantables et nécessaires !

            Hélas ! Pauvres pauvres !

vendredi 24 juin 2022

Actuel 161 Sur le nazional

                         Ne pas oublier. Ne pas laisser oublier.

            C'est par l'assassin de Fernand Iveton qu'est passé l'enfantement du "Front National", reprenant contre toute décence historique le nom d'une organisation de Résistance française au nazisme. Les oreilles des anciens qui ont quelque mémoire tintent encore de l'hommage rendu par le sieur Jean-Marie Le Pen au président Mitterrand pour son service "démocratique" favorisant cette naissance, ce à quoi on ne peut que redire

le ventre est encore fécond

d'où est sortie la bête immonde

(der Schoss ist fruchtbar noch / aus dem das Kroch dans les mots de Brecht).

            Tant qu'à remuer ces souvenirs, on doit rappeler qu'il y eut aussi cette fameuse conférence du Le Pen déjà dit en compagnie d'un de ses amis, ancien de la Waffen SS qui, comme des journalistes présents lui hurlaient "nazi !" répondit froidement : "nazi ; et alors ?"

            A ce compte évidemment, les républicains allemands et autrichiens livrés par Pétain à Hitler, comme les républicains espagnols à Franco, ou comme les juifs (dont de fort nombreux Français) aux polices nazies et à destination des camps de la mort, entrent bien dans les "points de détail de l'histoire".

            L'extrême droite vit de toutes les impudeurs. Lors des commémorations pour l'île de Sein, faite Compagnon de la Libération, ce fut cette fois la fille Le Pen qui osa polluer les cérémonies de sa présence — elle qui déclara : "Le 'Front national' n'est pas un parti d'extrême droite".

            Ben voyons.

            Dans le genre, le Syndicat de police Alliance a déclaré porter plainte parce que Mélenchon l'a qualifié de factieux : la machine judiciaire administrée par l'avocat Dupond-Moretti tranchera-t-elle en faveur du syndicat en cause ? Avez-vous remarqué que ses initiales, S. A., sont les mêmes que celles des Sections d'Assaut, S. A. hitlériennes, Sturm Abteilungen, qui répandaient la terreur dans les villes d'Allemagne dès avant la prise de pouvoir par le Führer ? Mais tout cela relève sans doute d'un "champ lexical typique du conspirationnisme", comme écrit le site Conspiracy Watch — type de scientificité déjà cher en son temps à certain professeur Montandon : vous savez, le fameux "expert" de référence anthropologique auprès des commissariats pétainistes aux questions juives...

            Des signes, des sigles, en somme rien de concret. Tout de même, il est bienvenu pour les finances du FN-RN, après les affaires de blanchiment d'argent sale, d'avoir près d'une centaine de députés élus : ça, c'est du solide, merci Macron.

 

                        Nous avons ainsi sous les yeux, de Mitterrand à l'actuel, le jeu de ressource éternel de nos bons bourgeois d'extrême centre catholique et de beau Monde, choyant les moyens de dictature et répression sanglantes dès que la devanture démocratique entraîne trop d'expressions populaires, et donc de risques pour leur pseudo-République. Encore une fois, c'est la tradition passée par les émigrés de Coblence, traîtres prenant les armes contre la France dès 1791 et appelant trahison le sursaut révolutionnaire contre les brutes pluriséculaires, coupables de toutes les offenses à la justice et au peuple ; c'est la tradition passée par le nabot Thiers, vendant à Bismarck l'Alsace et la Lorraine contre la récupération d'une armée destinée à assassiner la Commune ; c'est la tradition passée par Pétain, ouvrant les bras à Hitler pour la saignée à blanc de notre pays, qui permit les fructueux investissements des rois de la finance germanique, notamment en Amérique Latine, et de là la récupération rapide de l'Allemagne après 1945 tandis que, de ce côté-ci du Rhin, on ne s'est jamaisremis de cet affaiblissement...

            Cette tradition de vente à l'étranger ne fait-elle pas quelque peu penser aux Young Leaders de French-American Foundation, si présents dans LREM et la suite, et à la vente de tant d'entreprises françaises par nos financiers-compradores contre des dollars utilisés à mieux écraser notre peuple ?

            Cultiver la guerre civile à l'intérieur, et à l'extérieur vendre la France aux puissances étrangères : pérennité de cette ultra-réaction où les héritiers des maurassiens et nazis se posent aujourd'hui en patriotes. Le tableau est complet. De même qu'il y eut des Alsaciens enrôlés dans la division Das Reich, qui firent brûler vifs femmes, vieillards et enfants à Oradour-sur-Glane, de même que les bien-pensants d'après-guerre refusèrent que soient jugés ces jeunes pervertis en sadiques, de même aujourd'hui de farouches abrutis en troupeaux votent pour la tradition nazillarde en croyant que c'est ça la France : ainsi de tout temps, les privilégiés ont fabriqué des laquais immondes, issus de tous les milieux et horizons sociaux, pour en faire des vicieux avides de brutalité et altérés de sang. Ils ont maintenant le secours de marxistes intégristes infâmes, fer de lance de tous ceux qui refusent de voir le plus énorme de l'histoire et le plus évident de l'actuel : les effroyables potentialités malsaines de l'animalité dans l'homme indépendamment de tout mode de "production matérielle", l'évidence chaque jour plus aveuglante des barbaries de l'histoire comme suite de celles de l'évolution, telles que les dégage la science du comportement en général et celle du comportement humain en particulier. A force d'obsession économaniaque, l'acharnement marxiste dans la stupidité néglige les deux moteurs plus récents et les plus riches du comportement (après subsistance et préservation, sexualité et attraction des congénères), et donc ramène non même aux espèces antérieures aux grands singes, mais à celles non parvenues à quelque capacité sociale que ce soit. C'est vraiment du progressisme au sens de Macron et de ses "réformes" dirigées vers l'âge des cavernes.

jeudi 14 avril 2022

Actuel 160 Re-nazisme

                         On dit, parfois avec des nuances, que l'histoire se répète : mais il faut craindre, à l'écrire ce 13 avril 2022, que trop de gens ne songent à dimanche dernier et à ses suites... Or on ne s'occupe pas ici d'un cours de non-évènements où toute initiative et tous moyens sont laissés aux pouvoirs établis, et où l'on ne peut courir qu'à des défaites. Au contraire, on se préoccupe de ce qui apparemment n'intéresse pour le moment personne, et qui pourtant doit mener à la victoire : faire remonter au savoir. Sa diffusion dans le peuple fait prendre conscience du plus puissant au service de l'épanouissement humain, du plus important dans le réel et le vrai — si souvent évident, mais que les propagandes maudites parviennent à voiler.

            A cet égard, peu de gens savent ce que la perfidie des dirigeants surtout anglo-saxons a réussi à susciter dès avant, mais surtout après la première guerre mondiale. Le fond, c'est que la construction de "l'Europe" financière a été pensée de façon à interdire les mouvements et commerces naturels entre d'une part la zone déjà développée et d'autre part l'immense chantier de la Russie et au delà, pour maintenir ou re-susciter la misère des deux côtés. En vérité, on s'étonne que le vieux "divide et impera" (divise et gouverne) soit appliqué avec tant de constance de la part des fous de domination, et  laisse dans tant d'inconscience les peuples qui en sont victimes. C'est ainsi que de nouveau, un piège monstrueux fait sous nos yeux les retours de nazisme en politiques intérieures et extérieures.

 

                        Deux livres étalent et précisent cette réalité de façon remarquable : Tower of Baseld'Adam LeBor (dont de brefs mais bons comptes rendus peuvent être trouvés sur la Toile) et The Brothers (les frères Dulles) de Stephen Kinzer.

            Le premier montre comment, dès la fin des années 1920, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Montagu Norman, et le plus important représentant de la finance allemande, Hjalmar Schacht, ont uni leurs efforts pour fonder la Banque des Règlements Internationaux (BRI), et comment à partir de là ils ont pu susciter les succès de la lutte hégémonique "occidentale" contre la concurrence bolchevique puis ouest-européenne avant, pendant et après la seconde guerre mondiale, en s'appuyant sur les réseaux de la finance allemande et leur suprématie européenne, en collaboration avec l'anglo-saxonne. Le second détaille avec le même bonheur, spécialement aux Etats-Unis, l'installation de la dictature réelle ("l'Etat profond", comme on dit si mal aujourd'hui) à partir des banques et services (plus) secrets (encore) — cela dès avant la crise de 1929 mais surtout à partir du tremplin extraordinaire de 1939-45.

            Or qui se rend compte aujourd'hui de ce que détaillent ces deux livres : de ce qu'a pu représenter l'alimentation — le gavage — de l'Allemagne nazie par

            – les carburants et les soutiens en chimie (notamment en caoutchouc synthétique, mais plus généralement en politique de cartel) de la Standard Oil US (S. O. puis Esso puis Exxon) à l'IG Farben allemande, non seulement dans les années 1930, mais au cours même de la guerre

            – les fabrications et aides en capitaux de General Motors pour les camions Opel, qui furent les piliers du Blitzkrieg vers l'est d'abord polonais puis russe comme vers l'ouest notamment français

            – les livraisons de savoir-faire électrique puis informatique de la firme IBM naissante pour permettre la gestion automatisée des camps de la mort et offrir ainsi des masses de travail humain non rémunéré (profit absolu) à l'industrie guerrière

            – etc. etc. etc.

grâce aux excellentes relations personnelles de chefs d'entreprises des Etats-Unis, comme le futur "colonel" Behn (et Henry Ford, décoré par le Führer, etc.) avec un certain "M. le Chancelier Hitler", comme ne manquaient pas de l'appeler les Beuve-Méry et les Maurras, les Monnet et les Pétain ?

            Qui se souvient que ce n'est pas le déclaré "apaiseur" de Hitler, Neville Chamberlain faiseur des accords de Munich, mais Winston Churchill en personne qui menaça la France et Blum de "sanctions" et autres représailles en cas de soutien à la République espagnole, à cause des possessions d'actions anglaises de Peñarroya et autres Río Tinto, et parce que les livraisons britanniques quasi-gratuites d'armes à Franco risquaient de ne pas suffire à faciliter sa victoire, malgré les soutiens des légions hitlériennes et fascistes ?

            Bref qui a un peu en tête l'incroyable concentration de pouvoir qui maintint sa mainmise sur la politique internationale au profit de la City et de Wall Street

            – en plaçant McKittrick comme suppôt de Hitler à la tête de la BRI déjà dite

            – en prolongeant et étendant guerre et bombardements au delà de toute cruauté, spécialement pour que l'URSS ne puisse jamais récupérer, alors que le génocide anti-slave n'épargnait que les nazis des pogroms en Ukraine

            – en concurrençant ou trahissant les réseaux nationaux de Résistance notamment en France, où on a échappé de fort peu au gouvernement direct par les Anglo-Saxons sous le voile d'AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories) parce que de Gaulle était là et que les Résistants menaçaient de retourner leurs armes contre les nouveaux envahisseurs

            – en réinstallant au plus vite, après les avoir fait échapper au tribunal de Nuremberg, les banquiers et fonctionnaires allemands qui avaient si bien servi en portant Hitler au pouvoir, pour perpétuer à travers eux l'asservissement de l'Europe au dollar et à la livre sterling

            – etc. encore ?

mais lisez, et faites traduire les livres de LeBor et de Kinzer (encensés par le Wall Street Journal, où l'on  sait ce que vaut l'information véritable) !

 

                        Et bien sûr, on a peu à peu réinstallé au pouvoir de très très ultra-"conservateurs", des pays baltes à l'Ukraine — quand ce ne sont pas des nazis déclarés, bataillon Azov et autres —. Et bien sûr, on appelle en "Europe" Etats démocratiques les dictatures financières où la mise au pas de l'institution judiciaire comme des media est imposée par CIA & Co., contre les peuples et tous leurs désirs de mieux-être (droit à l'avortement entre autres), au profit de la force de rappel idéologique constante et omniprésente, acharnée à détruire tout ce qu'a tenté de faire passer la grande Révolution française : le Vatican — mais qui se souvient du rôle de Pie XI et XII dans la nazification de l'Allemagne, pratiquement dès les Freikorps, et de leurs dignes successeurs (FSSPX) jusqu'en Ukraine aujourd'hui ? —. Et bien sûr, dans l'ambiance entretenue depuis les mensonges éhontés de la guerre en Irak (les armes de destruction massive de Saddam Hussein entre autres), en Yougoslavie ou en Afghanistan (mais ces basanés, c'est pas pareil que de beaux Ukrainiens presque catholiques — uniates), il suffit de quelques jours de propagande pour faire oublier la répression perpétuelle des essais démocratiques d'Amérique Latine (Guatemala, Salvador, Nicaragua, Colombie, Venezuela, Argentine de Videla ou Chili de Pinochet, ne parlons plus de Cuba ni des autres), effacée aussi totalement que les bombardements d'explosifs ou de chimie perverse au Viet-nam ou les procédures CIA-MI6 pour torturer à mort Julian Assange (un journaliste qui a osé donner des preuves de crimes de guerre bien réels mais impossibles, car les coupables seraient anglo-saxons), allons donc ! comme s'il pouvait exister des agresseurs plus acharnés que d'horribles Russes ! Et bien sûr, les Etats-Unis sont "nos alliés" (dans l'OTAN) même si (grâce au courtier Macron) Alstom est racheté par General Electric et que les ouvriers français sont licenciés : ils voteront Le Pen pour tout arranger ! Et bien sûr on remet en route la machine infernale de vol légalisé sous le nom d'inflation, à l'occasion de "pénuries" de pétrole comme de matières premières en particulier alimentaires, pour écraser toujours davantage et jusqu'à l'esclavage, même dans les pays où d'immenses richesses sont plus faciles à produire que jamais...

 

                        Etc. Etc. ...

            Etc. Tels sont les succès de la "conscience de classe" marxiste — face à la manipulation pérenne de l'histoire par ceux qui la font oublier, en se servant des poussées grégaires en particulier et de l'éthologie en général —. Voyez d'ailleurs les beaux rôles joués par Mme Arthaud ou M. Roussel ce 10 avril...

            Il y a longtemps que le ridicule et l'infamie ne tuent plus.

mardi 15 février 2022

Actuel 159 Vendeurs de mort

                         Comme la chute de l'URSS, le petit livre de Chomsky Les dessous de la politique de l'Oncle Sam date de quelque trente ans. Sa relecture aujourd'hui est affolante. Le terrible ennemi communiste des USA s'est d'abord mué en effroyable terroriste musulman, mais revoici que c'est la Russie, du côté de l'Ukraine, qui est cause des pérennes augmentations de budget de la "Défense" de tous les pays de l'OTAN : les prétextes changent, l'hystérie demeure qui tue les écoles et les hôpitaux, et cultive les firmes de létalité perfectionnée.

            En France sur ce thème, ce qui reste de gouvernement supposé national est très soumis et engagé à tous égards aux côtés des Anglo-Saxons, aussi bien les groupes industriels plus ou moins vendus à la finance Wall-Street-City, que pour ce qui est des armes, troupes et martèlement de propagande. Il y a un raffinement spécifique, et les gens de LREM ont sauté sur l'occasion : ils n'ont plus besoin d'organiser quelque affaire sordide à passer en boucle sur les media la veille de l'élection présidentielle ; il leur suffit, pour le moment en tout cas, de faire de leur Caudillo le rempart dévoué qui va nous protéger de l'horrible Poutine. Ainsi, non seulement Macron ne déclare pas sa candidature à la présidence, mais on cherche à faire croire qu'il sacrifie sa carrière politique au bon peuple. Ceux qui ont lu Orwell savent ce que cela veut dire : c'est que le Caudillo sacrifiera le bon peuple à sa carrière — pourvu qu'il reste assez d'électeurs après la guerre... Du coup, même le passe sanitaire, hier indéfiniment indispensable, va être abandonné !

            C'est un grand classique du détournement politique : lorsque les privilèges sont en danger à force d'abus, ils font face à l'éternel "ennemi intérieur" en provoquant un ennemi extérieur — ou dans d'autres mots, lorsque la menace de révolte populaire devient pressante, ils vont chercher des soldats hors des frontières pour remplacer leurs propres flics. Par exemple depuis les Emigrés de Coblence jusqu'à Pétain, comme en 2022, les monstres d'accaparement veulent enfermer ceux qui ne demandent qu'à vivre en paix dans le choix entre les dragons du pouvoir qui se veut absolu et les pillages par des brigands venus d'au delà des frontières. C'est ainsi que la guerre, constante sous la forme civile, épisodique sous la forme internationale puis mondiale, est le recours systématique des étrangleurs de vie, des vendeurs de mort, toujours, partout. Pour rappeller Chomsky : les Brésiliens devraient être parmi les plus heureux du monde, car la diversité et l'étendue des richesses de leur pays pourraient faire la vie facile à une population bien plus nombreuse que l'actuelle. Or celle-ci crève dans des proportions et conditions de pauvreté voisines de celles de l'Ethiopie, parce qu'une caste de compradores maintient sa vassalisation aux grands groupes US, et collabore à toutes les violences et répressions, à tous les pillages qu'ils exigent d'elle contre son propre peuple. Pareillement, et même si les hasards de l'histoire ne les mettent pas au bas de l'échelle des misères, les peuples des Etats-Unis ou de France ont de quoi savoir, en affaires de soins, de racisme et d'injustices dites inégalités, ce qu'ils peuvent attendre de leurs "élites"...

 

                        L'histoire décante, avec une lenteur parfois désespérante, les évidences que les êtres de savoir ont cernées depuis longtemps : pouvoir, c'est inévitablement violence, et depuis l'entrée en scène du Prométhée d'Eschyle Kratos et Bya encadrent les héros condamnés pour leur humanité. Aujourd'hui, l'horreur passe par des "lobbies militaro-industriels" : en réalité, on peut les voir de moins en moins industriels, et de plus en plus violents, bellicistes et polluants.  A ce propos, divers chercheurs ont établi des listes de députés et sénateurs, outre-Atlantique en particulier, qui ne parviennent à un poste de pseudo-élu que grâce au fric de campagnes électorales venu de leur connexion ou appartenance à un groupe d'armement ou de pollution. Or en ce moment, ce sont ces absolus d'inhumanité qui se relayent pour aboyer ou hurler, au nom de la sécurité "des Etats-Unis", qu'il faut donner toujours plus et davantage de moyens, c'est-à-dire d'engins de mort, aux successeurs des nazis mis en place à la tête de l'Etat ukrainien — ces "dons" aux frais des contribuables de tous les pays de l'OTAN, avec l'aide des commandos israëliens, actifs aussi, comme le rappelait Chomsky, en Amérique Latine, et avec le soutien de la fraternité sacerdotale Saint-Pie X —... Belle brochette !

 

                        Contre les infamies et manipulations imposées par les tenants de la "liberté" d'abrutir, exploiter, piller, voler, terroriser, torturer et massacrer en gros et en détail, il y a pourtant — il y avait déjà du temps du petit livre de Chomsky — un bouclier : c'est de prendre conscience de l'importance en affaires humaines des formes primitives de l'instinct grégaire, et de ses formes vicieuses élaborées en abusant de l'enchevêtrement à cette base des pulsions de préservation (les "peurs") et des autres. Depuis Konrad Lorenz, nous n'avons qu'à étudier un peu pour comprendre à quel point les réactions de foules — en électorat, ou lectorat, ou "audimat", comme en rassemblements dans les rues et les guerres — sont aisément déviées en animalité, en inhumanité, en comportements primaires. Evidemment, ce n'est ni dans la Bible ni dans Marx ni etc. : mais c'est incontestablement le rôle de ceux qui ont eu la chance de s'instruire un peu, de mettre cette compréhension à la portée des êtres et des peuples, suivant les impératifs les plus absolus de morale, savoir et diffusion de la conscience proprement humaine.

            Qui le fait ?

lundi 6 décembre 2021

Actuel 158 Vrai contre "actualité"

                         1) Surnommé "le juge-courage" en raison de son activité contre les mafias, Ferdinando Imposimato a lutté sa vie durant contre les abus de pouvoir — ses ennemis n'ont pu empêcher sa nomination comme président de la Cour Suprême de Cassation italienne —. Peu avant sa disparition, un décret-loi de mai 2017 cherchait à imposer douze vaccins obligatoires pour les nouveau-nés, avec amendes de 7.000 € par vaccin refusé, retrait d'autorité parentale etc. Manifestant à Rome avec des dizaines de milliers d'Italiens, Imposimato dénonça ce décret comme criminel et constituant un "pot-de-vin légalisé" à l'industrie pharmaceutique...

            Comme si le "lobbying" mafieux (surtout ne dites jamais : corruption), dont celui de Big Pharma, envahissait les Etats même en affaires de santé publique !

 

                        2) Peter Phillips situe dans son ouvrage Giants divers monstres d'activité de la finance anglo-saxonne et des alliés : cela commence par les grandes firmes gérant plus de mille milliards de dollars (ainsi Black Rock — cinq mille milliards, soit une douzaine de fois le budget de l'Etat en France —, et il y en a bien  d'autres). Mais après les dirigeants civils et militaires il y a, pour ce qui nous intéresse ici, les boîtes de PRP, Public Relations and Propaganda, qui dictent les dépêches ensuite reprises à l'infini par les agences de presse : ce qui signifie que la quasi-totalité de ce qui est présenté aujourd'hui est en fait tissu d'opinions régies, orientées et orchestrées par les puissances d'argent... dont Big Pharma — un pilier indispensable du totalitarisme financier est cette mise en condition par ses groupes de presse et autres media d'entreprise, grâce auxquels il étouffe toute voix de vérité et donc d'opposition. Ces groupes sont désormais plus que concentrés et largement internationaux. Leur but est le contrôle des citoyens, par la manipulation publicitaire, journaleuse et "culturelle" de peurs, respects et adorations de "héros", incluant spectacles et cérémonies qui détournent de constater l'énorme injustice d'ensemble. Budget annuel Etats-Unis et Europe : 2.000 milliards (même ordre que la "Défense"). D'où la soumission à l'écrasement général par le "marché" partout dans notre vie — au lieu qu'il soit combattu comme la source principale des absurdités de souffrances et injustices —.

            Est-il utile d'ajouter que parmi les clients des boîtes de PRP figurent en bonne place les grands trusts chimico-pharmaceutiques ? et que les trois grands desdites PRP (Omnicom, WPP, Interpublic Group) se vantent sur leurs sites, parfaitement publics, de leurs accès spéciaux au personnel de devanture politique, du Capitole à la Commission "Européennne" ? Oublions-le vite et continuons à nous boucher les yeux — il y a déjà tant d'affaires...

 

                        3) Un remarquable historique de la préparation et de la mise en place du matraquage autour du covid par les manipulateurs de Big Pharma est présenté par Hans-Jürgen Steinhagen — il est immédiat de le lire en français : il suffit d'utiliser la touche "Translate website" en haut de page  lorsque s'affiche la version anglaise.

            Mais là encore il y a plusieurs gestes à faire pour s'informer : il est bien plus simple de se laisser fasciner par le buzz...

mercredi 15 septembre 2021

Actuel 157 Egarements-propagandes

                         Un certain flafla fait depuis quelques années reflotter le Viol des foules de Tchakhotine : la réédition et surtout la maison Gallimard n'y sont pas étrangères. Il est significatif et regrettable que de tels tam-tams réussissent, au moins partiellement, à absorber l'attention de gens de bonne volonté au lieu que ceux-ci songent à s'armer de façon bien autrement scientifique, réaliste et efficace. Le titre choisi est un bon miroir aux alouettes : il est très naturel et nécessaire de s'informer sur les méfaits et l'efficacité relative des propagandes, et les exemples choisis dans le livre fournissent même des cas, et parfois des documents, qui ont quelque intérêt. En outre, il est vrai (bonne pub !) que l'auteur n'était pas assez réactionnaire pour éviter la censure du sinistre Georges Bonnet, et que celui-ci, ultra-pétainiste d'avant-garde, modèle d'acharnement dans l'arrivisme et l'immoralité, prévint les Occupants allemands en tentant d'éliminer le livre dès 1939 (les nazis le firent un an plus tard).

            Mais il faut aussi s'informer sur l'étrange itinéraire politique qui a d'abord rangé Tchakhotine auprès des troupes blanches d'agression de la Russie soviétique, puis dans le SPD allemand, avant d'autres navigations et son retour final à Moscou : ces compromissions réactionnaires sous devanture humaniste vont bien avec ses zig-zags sous les vaines tentatives de Pavlov pour étendre la validité des "réflexes conditionnés" à toute la psychologie. Or voilà deux générations que sont réglées sur le plan scientifique les discussions sur les scolastiques successives de psychologie — dont behaviorisme et gestaltisme —, et ceux qui lisent l'éthologie, autrement que pour tronquer des idées et des citations à des fins sectaires et partisanes, savent à quoi s'en tenir : Tchakhotine à côté de Lorenz, c'est rien.

            Il n'est pas sans intérêt que ce soit Gallimard qui se charge d'égarer ainsi des lecteurs, et il faut aussi se documenter sur ce que sont les "grands" éditeurs de cette sorte. Un raccourci saisissant en est donné par Jean-Yves Mollier,

https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2011-4-page-127.htm

dans un article peu mis en avant par la presse total-financière...

            Les progressistes n'ont pas seulement des malchances : ils ont aussi des agresseurs réactionnaires, aussi apparemment mesurés en paroles que dévergondés en réalités de crimes. Ce remarquable diptyque de "viol des foules" est aussi omniprésent qu'efficace : catéchisme classique d'abord, catéchismes scolaires et techniques ensuite, puis crétinisations de masse télé- et radio-diffusées par journaleux et publicitaires, enfin "grandes" maisons d'édition — décidément l'humanité est admirable de comporter encore des citoyens dignes de ce nom.

mercredi 21 juillet 2021

Actuel 156 Temps de rappels

                         Einstein disait : "le monde ne sera pas détruit à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui les regardent sans rien faire". En effet : les avachis se soulèvent à peine devant l'étalage de violence en politique comme au cinéma ; ils manifestent une vague sympathie pour les gilets jaunes sans se départir de leur inertie ; ils ne savent faire rien de mieux que la récente abstention massive aux régionalo-départementales, qui a réduit le parti présidentiel à

moins de 10% des votants, dans 30% de participation, soit à peine 3% d'approbation.

De Gaulle, lui, avait quitté le pouvoir parce qu'il n'avait (juste) pas atteint une majorité de votants en 1969. Mais leur score honteux n'empêche pas les gens de LR en M de continuer à dicter des lois sur tout : le parti-3% conserve le pouvoir, et quand on propose d'agir là-contre on se fait demander "mais alors, pour qui voter ?" — comme si le vote était la seule action envisageable au pays dont la fête nationale commémore le 14 juillet 1789 ! —

            D'où le cheminement de De Gaulle à Macron par qui vous savez et, après cinquante ans de Cinquième, la consistance du peuple qui fit 89 et se lança dans bien d'autres élans. Certes le propre du mouvement en chute libre est de s'accélérer. Mais à quoi s'attendre au bout ?

 

*

 

                        La participation à l'empire de Rome — avant comme après la prise de pouvoir en devanture de papes et "spiritualité" — s'est traduite en un long Moyen-Age par l'obligation du latin. Aujourd'hui, la complicité du Vatican avec les suprêmes violences établies demeure la même mais, sous Wall-Street-Pentagone-NSA-City-MI5-6-GCHQ et associés (notamment des "Cinq Yeux", Five Eyes), c'est l'anglais que parle l'obscurité actuelle.

            L'Académie des sciences de France (ou ce qu'il en reste) suit le mouvement, désormais, et ne publie pratiquement plus en français. C'est drôle : car de toutes celles qui composent l'Institut, c'était jusqu'ici l'Académie dite française qui était considérée comme bastion de la réaction la plus noire. Au fait, ses membres vont-ils songer à dicter notre grammaire dans la langue de Shelley, l'un des plus ardents amis et défenseurs de notre grande Révolution ?

            Bah ! Ils ne doivent même pas savoir qu'il est immortel — lui.

samedi 15 mai 2021

Actuel 155 Sites, mai 2021

                         Sur ce blog-ci, les Actuels s 1, 49, 113 et 139 entre autres n'ont cessé de répéter que les liens proposés sur la page d'accueil ne signifient pas un accord même relatif avec les gérants ou rédacteurs, mais une offre pour croisement de sources ou antidotes au martèlement de propagande de la finance occidentale. Il faut hélas en dire un peu plus aujourd'hui.

            L'héritage des idéologies passées écrase désormais la pensée au point que sur la Toile comme ailleurs, dès qu'il faut dépasser des réactions primaires, pratiquement aucune affirmation ou présentation ne sort d'une ligne plus ou moins sectaire. Dès lors la vérité-donc-globale, reconnaissable et contrôlable par tous, est sans cesse étranglée par la grille de lecture ou l'ignorance de tel ou tel auteur : cela voile inévitablement et parfois grossièrement des traits essentiels de l'actualité, puis de façon plus grave encore des données vitales de science et d'histoire. D'où "l'ère de post-vérité" où le monde patauge. D'un côté, il est pitoyablement faux de prétendre que des utopies creuses puissent soulager réellement des maladies sociales : il y a seulement de nombreux prêcheurs qui trouvent commode et profitable de s'agréger à telle ou telle assemblée de censeurs et gourous. De l'autre côté, seule une pensée accueillante à tous les aspects importants de la réalité peut rassembler et entraîner assez efficacement suffisamment de gens dévoués au progrès. Or de jour en jour l'effacement du réel, en faveur des choix de petits copains de référence, est partout plus paralysant et pénible. Laissant à part le cas de l'organisation Survie, malheureusement restreinte à la juste mais étroite dénonciation de la Françafrique, il faut aujourd'hui insister sur l'asservissement de la quasi-totalité des sites "alternatifs" à des concepts et repères flous, tirés de traditions elles-mêmes devenues plus que sinueuses à travers des luttes mal menées et mal interprétées. En particulier — on l'a déjà écrit souvent ici —, la réponse marxiste aux oppressions plus établies recouvre une terrible confluence avec celles-ci : elle ne fait qu'enfermer les luttes populaires dans les impasses économiques, et imposer en politique un choix entre pestes et choléra (entre les diverses religiosités classiques et la très relative dissidence dialectique pseudo-matérialiste).

            Il n'est pas consolant que les gérants et rédacteurs de sites, autres que ceux doués par le totalitarisme financier de moyens illimités, soient payés de leurs dogmatismes par leur écho fort restreint. Il faut, comme disait Marc Bloch, qu'on réapprenne à penser librement pour s'unir assez largement. Il vaudrait mieux que ce soit avant, et pour éviter, les horreurs que nous préparent actuellement les potentats en France à l'occasion des prochaines élections présidentielles.

 

 

mardi 16 mars 2021

Actuel 154 Comportement politique et pandémie

                         On pourrait représenter symboliquement les organismes ayant atteint un maximum de structures fixes soit comme des homards, c'est-à-dire des êtres munis d'une solide armure et ne pouvant se mouvoir qu'autour de certaines charnières avec une amplitude déterminée, soit comme des wagons de chemin de fer ne pouvant rouler que sur leur voie avec un nombre restreint de dérivations. Car le dur cadre externe — carapace des arthropodes [ou voie ferrée] — constitue un obstacle à l'évolution comme la fixité des mouvements instinctifs en particulier chez l'homme, et tout système de pensée qui rechute en « absolu » privé de plasticité opère exactement le même effet d'aliénation : dès qu'un tel système se considère comme achevé, qu'il commence à avoir des croyants en sa perfection, il est faux. Si par malheur un système de pensée est assez bien agencé pour que, pendant longtemps, personne n'ait la force ni le courage de le faire éclater, il pourra bloquer tout progrès pendant des siècles.

(à confronter à la trad. L'homme dans le fleuve du vivant de K. Lorenz, pp. 113 seqq.)

 

                        Il n'a donc nullement suffi d'Aristote, et de la première grande oblitération de l'expérience, pour empêcher l'humanité de resombrer en folie scolastique : et c'est à Marx en bonne part, mais davantage aux marxistes, qu'est revenu ce déshonneur. Certes d'autres causes ont poussé à la même déchéance, comme les dévoiements en technicismes. Mais il demeure qu'après des suites de bouleversements scientifiques et historiques il y a encore bien des acharnés à la foi dialectique — plus dangereux et moins assouplis que par exemple certains chrétiens, qui au moins ne se prétendent pas "matérialistes".

            L'explication de cet aveuglement existe, et elle est déjà brièvement ramassée en haut de cette page : c'est l'effet de l'animalité dans l'humain, c'est le fonctionnement jusque dans les activités les plus proches de la conscience des enchaînements incontrôlés, notamment grégaires et agressifs. La crise actuelle dite pandémie en est une démonstration à l'échelle planétaire : or par exemple on est assourdi par des volières de perroquets répétant en variations effarantes les termes de "théorie du complot", ou par des martèlements tels que "le caractère planétaire de l'horreur est bien la preuve de son origine biologique réelle" ! Il serait intéressant de tenter d'évaluer la proportion de ceux qui perçoivent au contraire que la présence en de nombreux points de la Terre de brutes "dominantes" — d'ailleurs largement asservies aux procédés monétaires aujourd'hui, mais c'est tout à fait épiphénoménal — est plutôt la démonstration de l'existence, face à des agrégats instables et aléatoires, d'une et une seule classe, abusant du renforcement mutuel de la bêtise moutonnière et de la terreur primitive devant le rattachement intime de la mort à la vie.

vendredi 15 janvier 2021

Actuel 153 Résistance 40-44 et 2021

                         La lecture ou relecture de quelques textes, admirables, sur la Résistance en France pendant les années 1940, constitue une leçon d'histoire aussi généralement stimulante que parfois écrasante. Voici par exemple un extrait final du petit livre d'Albert Bayet, Pétain et la Cinquième Colonne, dans sa version devenue non clandestine aux éditions Franc-Tireur de 44 :

 

            [...] Argent d'abord. Au nom de cette devise, les féodaux de l'affairisme substituent la réalité de leur pouvoir ploutocratique au règne devenu illusoire des principes démocratiques. Non seulement ils disposent de la vie de tous les Français en fixant, selon leurs intérêts propres, les salaires et les prix, en réduisant travailleurs et consommateurs au rôle de serfs exploitables à merci. Mais ils s'emparent du pouvoir politique en réduisant parlementaires et ministres à n'être que des pantins dont l'Argent-Roi tient les ficelles [...]

            Comment les trusts arrivent-ils à établir cette souveraineté de fait ? Par la corruption. Ils achètent les parlementaires, ils achètent les ministres, ils achètent les journalistes, ils achètent les journaux. A l'un un pourboire, à l'autre un conseil d'administration, à l'autre une « bonne place » pour lui-même, son fils, son gendre. Un homme probe essaie-t-il de résister ? Vite, on achète des aboyeurs qui organisent contre lui une campagne de calomnies, on l'abat.

 

            Il y a eu depuis des perfectionnements : en ce temps-là, l'ambiance n'était pas encore assez putréfiée pour qu'au lieu de mettre en branle toute une campagne on se contente d'accuser de complotisme. Mais enfin le principe total-financier était déjà bien là, et la haine de la presse à ses ordres était seulement un trait des sentiments communs aux progressistes : la glaciation du marxisme en religion, ou la nécessité de lutter contre les impérialismes anglo-saxon et russe, sont aussi bien vus par Jean Cassou que par Marc Bloch. En outre à présent, comme les journaux, écrans et haut-parleurs, les manuels d'historiographie officielle ont fait leur boulot, et une obscurité à peu près totale remplace la mémoire des évènements et des textes comme celui qui vient d'être rappelé.

            Contre tout ce terrain perdu, le plus urgent est de faire voir que l'affaire du virus n'est que le prétexte de la "grande réinitialisation" (great reset) organisée par la finance internazionale pour faire peser davantage et ancrer sa dictature. On sait donc ce qu'il faut faire, et que ce ne sera ni tout simple ni sans risque.

            Bonne année 2021 !

mercredi 21 octobre 2020

Actuel 152 Libéralisme d'expression

                         Craig Murray, ancien ambassadeur britannique en Ouzbekistan, a été mis à la porte du Foreign Office pour avoir rapporté quelques turpitudes du dictateur-antenne-locale de la finance anglo-saxonne. Murray n'a cessé depuis de dénoncer des pratiques de maffinancieux, et défend à présent avec un rare courage Julian Assange durant la parodie de procès et la torture publique systématisée, pour l'exemple, du fondateur de Wikileaks. Il vient de publier (cf. globalresearch.ca) un article remarquable sur la censure algorithmisée d'Internet : celle-ci élimine la quasi-totalité des messages d'internautes qui tentent de relayer — par exemple sur Facebook ou Twitter — les données de fait sur les mensonges et tricheries de la presse total-financière.

 

                        En France, il est désormais interdit aux (potentiellement) citoyens de simplement se voir : non seulement parce qu'il est très difficile ou impossible de se déplacer autrement que durant les périodes et occupations régies par le patronat, mais plus directement parce que les traits du visage doivent être masqués, ce qui empêtre des parts notables de communication et d'échange à la base des puissants mouvements sociaux. Les communications téléphoniques et plus encore les courriels sont triés puis enregistrés de façon aussi illégale que massive, pour repérer les auteurs capables d'ouvrir les yeux et de faire voir les infamies : on saura qui arrêter ou interdire de manifestation en cas de réaction populaire assez forte, ainsi celle-ci sera d'avance décapitée. La foire postale de courrier papier et colis est devenue telle (malgré des tarifs de plus en plus prohibitifs) que la direction en vient à pardonner les préposés les moins consciencieux tant qu'ils contribuent à trahir leur métier : ils ne distribuent plus même des dossiers médicaux, pourtant aux formats les plus normés qui soient, mais ils peuvent ainsi finir tôt leur travail et alors compléter leur salaire par diverses occupations — quintessence de la "privatisation" organisée par les administrateurs en chef, dépêchés depuis "l'exécutif" dans les entreprises autrefois publiques.

 

                        Espionnage et "privatisation" sont certainement signes d'angoisse et en partie de faiblesse des milliardaires de base de ce système, fort discrets en arrière des devantures de pantins politicards — presque aussi discrets que les S. S. -Services Secrets par lesquels passent leurs puantes ignominies, et qui se terrent pour pouvoir se  rêver en petits James Bond — : tout ce monde de l'ombre sait bien, lui, qu'il ne tient que par violences et mensonges de plus en plus extrêmes...

samedi 22 août 2020

Actuel 151 Pot-pourri

                        Monsieur D. Rumsfeld s'est longuement distingué en politique des Etats-Unis. Déjà avancé dans la carrière sous le président Nixon, il prit pleinement son essor dès l'affaire d'Afghanistan sous la haute autorité de William Casey, puis avec la première guerre d'Irak, enfin surtout avec le fameux PNAC (Project for a New American Century, association "non-lucrative"...) en compagnie de son petit frère spirituel Richard Cheney. Si le lecteur est insuffisamment informé sur Cheney, il peut voir le film intitulé Vice, mais Casey vaut ici une parenthèse.

            Casey était en pleine action dès les massacres d'Indonésie — la mer resta longtemps rouge de sang autour de ces îles, et les centaines de milliers de meurtres firent disparaître tout être humain de sexe masculin dans quantité de villages —. Principal moteur des scandales de la "banque pourrie", la BCCI, et de la banque du Vatican (Casey était catholique), il y a trouvé les sources pour le financement du terrorisme ensuite appelé islamique (en fait sous ses diverses formes toujours au service des "Prussiens", les plus bellicistes des lobbies US). La faillite de la BCCI et la ruine de millions de petits épargnants des pays pauvres fut à l'origine de la cascade d'"accords de Bâle", chaque fois décidés "pour éviter le retour de crises financières", et chaque fois dépassés par des fraudes en nombres de milliards exponentiellement croissants. Mais Casey obtint tout ce qu'il voulait, notamment la direction de la CIA et la transformation de l'Afghanistan en premier producteur mondial de drogue notamment vers les Etats-Unis. Un mot caractérise le personnage peut-être mieux encore que ce remarquable cursus : il a affirmé que sa mission serait parachevée quand tout ce que croiraient ses compatriotes serait faux.

            Revenons alors à son digne disciple Rumsfeld. On sait que le PNAC susdit fut dissous après le 11/9/01, tous ses objectifs atteints (notamment ce New Pearl Harbor qui y était souhaité pour multiplier encore le budget "de défense" des USA, malgré les sommets déjà atteints en dépit de la fin de la "guerre froide"). Rumsfeld avait retrouvé dès l'élection de Bush43 son poste de secrétaire à la Défense : il se distingua à la fois par un autoritarisme tel que les généraux obtinrent sa démission en plein second mandat dudit Bush (2006), et par ses visites aux divers centres de torture de la CIA (le pérenne Guantánamo aussi bien que le sinistre Abou Ghraïb) pour y activer le zèle des bourreaux.

            Ainsi à tous les niveaux, par toutes ses actions et fréquentations, il est le paragon de l'homme de pouvoir. Aujourd'hui, de nouveau (à 88 ans) replié en firmes privées, il s'est mis au service de Gilead, un des monstres US du chimico-pharmaceutique (Big Pharma) et a ainsi servi d'une part le Remdesivir, médicament remarquablement inefficace contre le Covid-19 du point de vue médical, mais aussi remarquablement coûteux, voire ruineux, et d'autre part la campagne menée, non sans succès, contre les trithérapies classiques pratiquement gratuites comme celle à base d'hydroxychloroquine.

            Rumsfeld ne fait pas partie des listes de milliardaires — sa fortune serait évaluée autour de "seulement" la centaine de millions —. Mais tout de même à ce propos, un dernier trait, qui est peu de chose en soi, aide à saisir ce qu'est le système où le monde se débat aujourd'hui. Rumsfeld dans ses divers parcours a été employé par une boîte suisse, et touche à ce titre la fameuse AVS, l'allocation vieillesse universelle helvétique, de quelque 400 francs CH mensuels.

 

*

 

                        Il est donc instructif de suivre ce que sont les véritables acteurs derrière les divers matraquages et martèlements médiatiques sur la dernière terreur à la mode. En réalité, tout prouve que les morts que le virus a réellement suscitées sont de plus en plus négligeables vis-à-vis de ce qu'il a permis aux autoritaristes de fomenter, en désastres économiques (encore à peine entamés) ou directement médicaux (dus à des absences de soins d'autres maladies ou à la terreur générale).

            Il y a d'ailleurs d'autres données tues ou peu mises en avant, alors même que le nombre d'articles de toutes presses sur la question écrase tous les records établis. Ainsi, divers pays du nord de l'Europe ont suivi des stratégies différentes pour réagir contre la pandémie. Il est intéressant de constater que les résultats sont cependant largement comparables par exemple pour la Suède, le Danemark et les Pays-Bas, d'autant que la Suède, qui a parié sur l'immunité de groupe et s'est donc trouvée plus atteinte au début (bien sûr surtout chez les personnes âgées ou autrement fragiles), est en train de revenir aux taux les plus faibles de décès.

            Cas à part : l'Allemagne, où les nombres de décès (certes difficiles à comparer, les tricheries étant variées d'un pays à l'autre) donnent des valeurs trois ou quatre fois inférieures à celles officialisées par exemple en France. C'est en Allemagne qu'un groupe de médecins, saturés d'écœurement des gens au pouvoir, ont entrepris dans leur pays et en vue d'une action internationale une campagne (ACU, Ausserparlamentarischer Coronavirus Untersuchungsauschuss, Comité extra-parlementaire d'Instruction sur le Coronavirus) contre les aberrations les plus visibles, notamment le tam-tam invraisemblable mais aussi les lois liberticides et inconstitutionnelles imposées par les politiques.

 

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                        Monsieur Gérald Darmanin a récemment déclaré lamentable le manque actuel de respect envers l'autorité. Si, si, Darmanin.

            A-t-il jamais traversé l'esprit de ce multiministre que, pour qu'une autorité soit respectée, il n'est pas nuisible qu'elle soit respectable ?

dimanche 31 mai 2020

Actuel 150 Inerties et inepties

                        Nous avons la chance de disposer d'un temps de latence : il faudrait en profiter pour revenir à la recette révolutionnaire par excellence — diffuser largement la mise à jour du savoir dans ses zones actuellement les plus vitales, les plus nécessaires et, à cause de cela même, les plus voilées par les pouvoirs —. Or au lieu que le plus possible de gens se vouent à ce préliminaire indispensable, des activistes se dispersent dans des exhibitions dangereuses où les plus courageux se font massacrer en vain, et des penseurs au petit pied étalent leurs références mortes ou leurs prétentions ignares, sur des images de malheurs qu'ils ne risquent pas d'atténuer.
            Depuis le précédent Moyen-âge, on n'avait pas vu aussi complète inertie opposée à l'effort de connaissance véritable. Il est vrai que, par exemple en France, la brochette de ministres supposés d'éducation sous la Cinquième République explique une bonne part de cet écœurement général : ces pantins de banques et de chaînes de production ont imposé une dictature d'enseignement, supposé pratique, qui n'est qu'insertion dans les systèmes de déshumanisation en place. A l'échelle mondiale de même, sous la coupe de totalitarismes convergents et complices, on n'a plus depuis quelque deux générations que programmes scolaires et universitaires vicieux, primes perpétuelles aux mandarins contre les vrais savants, encouragement incessant à la perversion technique asservie aux groupes "militaro-industriels" en fait financiers, et de là formation d'anti-citoyens, simples rouages de pouvoir qui deviennent facilement soit de vils espions soit, par la robotisation, des destructeurs de postes de travail — seuls "cadres" tolérés par les mafieux installés.
            Pourtant, avec les rares mais splendides nouveaux progrès, jamais il n'a été aussi simple de faire lire la convergence de tous les aspects du savoir. Seulement il faut pour cela avoir quelque idée de ces progrès, et ce ne sont ni les litanies nauséabondes de dialectique ni les gémissements ressassant les crimes et misères du monde qui peuvent nous faire sortir de l'impuissance. On a bien vu ces jours derniers Michel Collon recevoir un Denis Robert, et c'est un progrès (provisoire fort probablement) par rapport à un Etienne Chouard : mais de telles rares protestations de non-dogmatisme ne peuvent compenser les refrains sempiternels de conceptions éteintes du socialisme ; et surtout l'enfermement continué dans la politique hors toute réalité scientifique et technique (réalité si prégnante en notre temps) renvoie fâcheusement aux vulgaires disputes et aux éloignements de la vie réelle qui font le plus gros des media réactionnaires, et lassent enfin tout le monde.
            Il y a, soit, quelques bonnes émissions sur le site du Média, et quelques bons livres sortis d'éditions comme La Découverte : il faut les chercher, parfois à la loupe, parfois au microscope, mais enfin il y en a. Cela arrive aussi pour beaucoup et trop de parutions dans des groupuscules qui pleurnichent pour qu'on les soutienne, invitent généreusement à prendre la parole mais ne la laissent qu'à leurs petits copains — on se demande assez souventes fois où ils vont les chercher pour en trouver d'aussi nuls —, et refusent de saisir qu'ils sont comme les études et détails dont ils abreuvent : effroyablement réduits et épars. C'est loin de ce qu'il faudrait.
            Ce dont les progressistes ont besoin, c'est d'une base, d'une fondation claire aussi universelle et unificatrice que possible et que ­— bis repetita — il n'a jamais été aussi facile et indispensable de présenter. Il serait vain de compter pour cela sur de soi-disant critiques et lecteurs professionnels qui ne savent prêter écho et attention qu'aux littératures pour establishment estampillées par quelque Gallimard ou autre boîte-caverne. Mais il faut bien reconnaître aussi que l'ardeur à aller voir ailleurs et plus haut que buzz est pareillement inexistante dans les cliques et clans qui s'étouffent mutuellement, d'Attac au Monde Diplomatique. Il y a, de même, quelques discours de députés de la France Insoumise qui tranchent sur les autres : mais, outre que ce n'est pas difficile dans le désert mental de la "représentation" nationale, il faudrait que ce soit autrement fréquent et organisé pour qu'on ait l'impression d'émerger du m'as-tu-vu-isme si pesamment ambiant.
            Il faudrait donc qu'enfin beaucoup de gens prennent assez de recul et se rallient à de nouvelles Lumières, à la remise à jour et à la diffusion des véritables éblouissements de science et synthèse, donc de philosophie comme d'éthologie politiques. Or cela ne risque d'arriver par aucun des minables actuellement haussés à tribune, sur France-Culture esprit de fermeture ou ailleurs : autant demander à Michel Onfray de comprendre que la science dans son immensité est quelque peu plus étendue que la critique obsessionnelle du sexualisme de Freud, ou que la philosophie n'est nullement la liste des baratineurs ordinairement enseignés prétendument vus sous un autre angle, mais la hardiesse à prendre en compte, dans les questions et affaires humaines, les plus éclatants renouvellements du savoir.
            Nous sommes pourtant au pays de Voltaire, Diderot, d'Holbach, et il ne tient qu'à nous de reprendre le chemin ouvert depuis Thucydide, Thalès et Archimède, à travers Averroès et les humanistes de la Renaissance, jusqu'à la démonstration des ridicules scolastiques par Galilée, jusqu'à la situation de notre aventure dans celle de la vie en général par Darwin et Lorenz, jusqu'à la révision féconde par Einstein de la notion même de vérité, contre tous les stupides a priori. Nous avons en cette fin de printemps 2020 beaucoup de chances — terrain populaire à peu près vierge, pause obligée des manifs, proximité de l'été probablement trop chaud et sec mais ouvrant vastes des lieux de réunion — et beaucoup de possibilités pour nous retrouver, pour enfin établir et diffuser la base universelle, le tremplin indispensable de notions communes en vue de l'action commune à tous les progressistes.
            Dixi et salvavi animam meam, comme répétait à son tour Einstein. Les inertes et les ineptes n'y voudront certes rien comprendre.
            Mais les autres ?